Contrat D'hébergement


Un contrat d'hébergement est conclu entre d'une part l'institution concernée, le répondant et, d'autre part le résidant.
Ci-dessous une version standard de ce contrat. L’institution est libre de le modifier.


1. Droits et devoirs des résidants 7. Modalités de paiement 13. Gestion des plaintes
2. Obligations du répondant 8. Assurances 14. Avis de modification
3. Prix de pension 9. Dépôt d'argent, valeurs 15. For et droit applicable
4. Allocation d'impotence 10.Responsabilité de l'institution Annexe 1 Annexe 2 Annexe 3
5. Prestations socio-hôtelières 11. Durée du contrat et résiliation Annexe 4 Annexe 5 Annexe 6
6. Prestations médicales et de soins 12. Transfert Annexe 7

1. DROITS ET DEVOIRS DES RÉSIDANTS

Loi neuchâteloise de santé du 6 février 1995


Article 24

"Chaque patient doit recevoir, lors de son entrée dans une institution, une information écrite, aisément lisible, sur ses droits et ses devoirs, ainsi que sur les conditions de son séjour."

Droits du résidant

Le résidant a droit à une prise en charge globale de qualité et à un encadrement compétent dans un espace de vie adapté.

Le respect de la dignité et de la vie sociale ainsi que le droit à l'expression sont dus au résidant.

La direction garantit la confidentialité sur les informations personnelles du résidant.

Le résidant, son répondant et/ou son représentant sont informés que l’institution est dans l'obligation de fournir à l'assureur-maladie en cas de contrôles ou de désaccords de celui-ci, toutes les données nécessaires à la résolution de la situation - y compris les données personnelles sensibles du résidant, y compris les pages 1 et 2 (sans diagnostic médical) du bilan biopsychosocial PLAISIR®.

Si elle se trouve dans l'obligation de fournir lesdites données sensibles, l'institution rappellera à l'assureur son obligation de traiter ces données confidentiellement, de veiller à ce qu'elles soient conservées de manière sûre en interne, de s'assurer qu'elles ne soient accessibles qu'aux personnes dûment autorisées à traiter le cas et d'être attentif au fait qu'une violation du secret professionnel entraînerait une sanction pénale.

Par ailleurs, l'institution rappellera à l'assureur que ce dernier est, lorsqu'il accède aux dossiers, dans l'interdiction d'utiliser les documents confidentiels de l'assurance de base pour l'assurance complémentaire. Des instructions écrites du résidant, allant dans un autre sens, demeurent réservées, les données sensibles étant alors transmises au médecin-conseil de l'assureur, en sachant toutefois que les services dudit médecin-conseil ne sont pas tous indépendants au sens de la LAMal.

Devoirs du résidant


Le résidant doit se conformer aux directives administratives de l'institution contenues dans les articles 1 à 15 du contrat d'hébergement et ses annexes 1,2 et 3.

Dossier du résidant informatisé

L’institution, à des fins d’organisation et de traitement des informations, dispose d’un dossier résidant informatisé contenant des données administratives et des données médicales concernant le résidant, soumises à la législation en matière du traitement et de la protection des données.

L’institution applique le règlement d’accès au dossier résidant informatisé édité par l’anempa (association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées) dont les éléments concernant le résidant sont énumérés en annexe 4 du présent contrat d’hébergement.


2. OBLIGATIONS DU REPONDANT

Le répondant s'engage à assumer la gestion administrative du résidant, notamment à :
  • requérir des prestations complémentaires dès l’entrée du résidant dans l’institution. Passé un délai de six mois après cette entrée, les prestations complémentaires ne seront plus accordées à titre rétroactif ;
  • Les prestations complémentaires sont liées à l’état de fortune et des ressources du résidant lors de son entrée dans l’institution. En cas de non-octroi à son arrivée, des demandes devront être à nouveau adressées lorsque les ressources et l’état de fortune subissent des modifications.
  • honorer les factures établies par l’institution et adressées à lui-même avec les recettes dont il disposera (rente vieillesse, allocations d'impotence, prestations complémentaires, etc.), le cas échéant avec la fortune du résidant. Il est à signaler que les recettes sont versées au résidant à l’avance, au début du mois pour le mois en cours ;
  • se conformer aux directives administratives de l’institution contenues dans les articles 1 à 15 du contrat d’hébergement et ses annexes 1 à 7;
  • informer l’institution, dès qu’il a connaissance des faits, de l’impossibilité financière de supporter les factures établies par l’institution. A défaut de donner cette information, le répondant reconnaît s’obliger, solidairement avec le résidant, à honorer les factures qui lui seront adressées ;
  • dès l’entrée du résidant, l’institution est en droit d’exiger la signature du formulaire fédéral « Demande de versement de rente à un tiers ou à une autorité qualifiée » (cession) si elle estime insuffisantes les garanties en matière de paiement du prix de pension.
3. PRIX DE PENSION

Le forfait socio-hôtelier est à la charge du résidant.

Le prix indiqué dans le document " Prix de pension " est celui en vigueur au moment de la conclusion du contrat. Les prix de pension sont fixés en collaboration avec le Service de la santé publique et l'Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées (ANEMPA). Ces prix sont calculés de manière à ce qu'ils couvrent, respectivement qu'ils s'approchent le plus possible du prix coûtant. Ils peuvent être modifiés en tout temps.

En cas d'hospitalisation, la totalité du prix de pension est due pendant la durée du séjour hospitalier.

L'institution garde la chambre contre facturation pour une durée de soixante jours maximum. Ce délai échu, l'institution informe le résidant de la fin de la garde de la chambre. Les jours d'entrée et de sortie sont pris en compte, sauf en cas de transfert d'une institution à une autre (établissement ou hôpital). Dans ce cas, l’établissement qui reçoit le résidant facture le prix de pension.

En cas de vacances et congés, la totalité du prix de pension est due pendant la durée de l’absence.

En cas de départ ou de décès du résidant, l'institution peut facturer le 100% du prix de pension tant que la chambre n’est pas libérée.

Une prestation de garde-meubles est due dès le 31ème jour par le répondant qui entrepose, suite au départ ou au décès du résidant qu'il représente, des biens mobiliers dans les locaux de l'institution.

4. ALLOCATION D'IMPOTENCE

Dès le 1er janvier 2011, elle n’est plus facturée. Seuls les rétroactifs jusqu’au 31.12.2010 sont dû à l’institution.

5. PRESTATIONS SOCIO-HÔTELIÈRES

Le prix de pension socio-hôtelier comprend notamment:

  • les prestations hôtelières, à savoir le logement, le mobilier (le lit électrique et la table de nuit font partie de l'équipement imposé), les repas avec boissons et collations, le chauffage, l'électricité, l'entretien courant des chambres et du linge;
  • la libre participation aux activités d'animation internes et externes ;
  • la mise à disposition de moyens auxiliaires, si nécessaire.
Le détail des prestations incluses et non-incluses dans le prix socio-hôtelier fait l'objet de l'annexe 2 du présent contrat.

6. PRESTATIONS MÉDICALES ET DE SOINS

L'institution organise l'ensemble des prestations de soins nécessitées par l'état de santé du résidant.

Le financement des soins est indépendant du prix de pension.

Les frais de soins sont facturés, selon le degré de soins défini par les outils DELICES (Document d'Evaluation de la Lourdeur et de l'Importance et de la Charge En Soins) et PLAISIR® (Planification Informatisée des Soins Infirmiers Requis). Cette facturation se fait, selon les règles fixées dans l’OPAS, art.7, de la manière suivante :
  • La participation de l’assureur-maladie à hauteur du montant fixé dans l’OPAS (chf. 9.— par degré de soins défini).
  • La participation du résidant, participation définie par le Conseil d’Etat du canton de Neuchâtel dans le Règlement provisoire d’introduction de la loi fédérale sur le financement des soins et s’élève au maximum au 20% de la participation maximale des assureurs (OAMAL), soit au maximum chf. 21.60.
  • La participation de l’Etat pour la part résiduelle du coûts des soins définis par arrêté cantonal.
Les frais médicaux et hospitaliers ambulatoires des résidants sont facturés directement au résidant (ou à son répondant) qui se fera rembourser par son assureur-maladie.

Les frais pharmaceutiques sont facturés soit directement à la caisse maladie par le pharmacien ou l’institution, soit au résidant (ou son répondant) selon le type de convention liant l’institution et les assureurs. L’annexe 6 de ce contrat définit le mode en vigueur pour l’année 2011 dans notre institution.

Le matériel LIMA est facturé en partie sous forme de forfait à l’assureur, le matériel LIMA hors forfait, avec prescription médicale, est facturé à l’assureur. L’annexe 7 du présent contrat définit les prestations LIMA.

Le résidant autorise l’institution à évaluer son degré de dépendance, selon les outils DELICES et PLAISIR susmentionnés, avec sa collaboration et celle de l’évaluateur désigné.

En outre, le résidant autorise également le médecin-conseil de sa caisse-maladie à consulter son dossier de soins si nécessaire.

Ces informations sont traitées dans le respect de la loi sur la protection des données.

Pour la part non-remboursée des frais, à savoir la franchise minimum (Fr. 300.-valeur au 01.01.2007) et la quote-part de 10%, au maximum Fr. 700.— par année, les assureurs-maladie établissent des décomptes à l'égard de leurs assurés. Ces sommes sont remboursables par les prestations complémentaires pour les ayants droit (voir annexe 1).

7. MODALITÉS DE PAIEMENT

Les factures sont établies mensuellement.

Le règlement doit être effectué par le résidant ou son répondant conformément au délai de paiement figurant sur la facture. Tout retard fera l'objet de rappel pour lequel la direction se réserve le droit de facturer des frais et entraînera, le cas échéant, la perception d'un intérêt au taux de 6% l'an.

Tout retard de 2 factures échues contraindra l'institution à engager des poursuites, voire à solliciter auprès de l'autorité compétente la nomination d'un représentant légal chargé de gérer les biens du résidant.

Le présent contrat, en relation avec le document précisant le prix de pension, vaut reconnaissance de dette au sens de l'article 82 LP.

Les institutions sont autorisées à demander un acompte (voir annexe 3).

8. ASSURANCES

L'institution a contracté une assurance RC privée, contrat collectif. En conséquence, le résidant est couvert en cas de dommages matériels ou corporels causés à des tiers. La prime est facturée mensuellement à chaque résidant.

L'institution a également contracté une assurance ménage couvrant les biens des résidants. Sont assurés les biens propres des résidants dans l’institution, sauf les bijoux, fourrures et valeurs pécuniaires. Les limites de prestations prévues par les conditions générales sont valables pour chaque sinistre. La prime est facturée mensuellement à chaque résidant.

9. DÉPÔT D'ARGENT, VALEURS

Il est vivement conseillé d'effectuer tout dépôt d'argent et de valeurs auprès de l'institution, qui en assume la responsabilité. Le dépôt ne donne pas droit à un versement d'intérêts.

10. RESPONSABILITÉ DE L'INSTITUTION

L'institution décline toute responsabilité en cas de perte, disparition et détérioration d'objets et valeurs déposés dans des lieux inappropriés.

11. DURÉE DU CONTRAT ET RÉSILIATION


Le présent contrat est conclu pour une durée indéterminée et commence à prendre effet dès le premier jour de l'entrée du résidant au sein de l'institution.

L'institution s'interdit de résilier le contrat d’hébergement, sauf pour de justes motifs. Sont considérés comme de justes motifs le non-paiement du prix de pension pendant trois mois, la violation répétée des égards dus aux voisins, le trouble répété causé à d'autres résidants ou à des membres du personnel. Dans ce cas, l'institution peut résilier le contrat, moyennant le respect d'un délai de trente jours au minimum.

Les transferts entre institutions ou les retours à domicile ne nécessitent pas de délais de résiliation.

En cas de séjour temporaire, un contrat d’une durée de minimum 14 jours peut être exigé par l’institution.

Le décès entraîne la fin du contrat d’hébergement. Le répondant doit s'acquitter de la dernière facture pour être libéré de toute obligation envers l'institution. Conformément au chiffre 3 « PRIX DE PENSION » du présent contrat, l’institution peut facturer le 100% du prix de pension tant que la chambre n’est pas libérée.

12. TRANSFERT

Les homes peuvent demander le transfert dans un home médicalisé lorsque l’état de santé du résidant s’est péjoré et a atteint le degré de dépendance PLAISIR 8.

13. GESTION DES PLAINTES

Tout litige ou non-respect des droits qui ne peut trouver de solution auprès des responsables de service doit être soumis à la direction. En cas de plainte contre la direction, le résidant et/ou sa famille peuvent s'adresser :
  • au comité directeur de l’institution, Adresse… par écrit ou
  • à l'autorité de conciliation en matière de santé, rue du Château 12, 2001 Neuchâtel, par écrit ou
  • au Service de la Santé publique, rue Pourtalès 2, 2000 Neuchâtel, Tél : 032 889.62.00.
14. AVIS DE MODIFICATION

Le présent contrat est conforme aux législations fédérale et cantonale. Lors de modifications du présent contrat, le pensionnaire et/ou son répondant seront informés par voie de circulaire.

15. FOR ET DROIT APPLICABLE

Par leur signature, le résidant et son répondant déclarent faire élection de domicile au lieu de l’institution de résidence, où toute communication pourra être valablement adressée si celle-ci, envoyée par lettre-signature à la dernière adresse indiquée, était retournée à l’institution. Le résidant et son répondant reconnaissent également la compétence exclusive des Tribunaux neuchâtelois ainsi que l’application du droit suisse pour tout litige pouvant résulter de l’exécution du contrat.


Annexe 1

L’entrée en institution nécessite certaines adaptations des conditions liées à la prise en charge du résidant.

L’institution est conventionnellement liée aux assureurs pour le financement des prestations médicamenteuses découlant de la LAMal. Les conditions conventionnelles impliquent que le résidant accepte une médication adéquate sur la base de médicaments génériques économiquement favorables.

Concernant les prestations médicales, de physiothérapie ou d’ergothérapie, le résidant accepte en signant le contrat d’hébergement de renoncer à avoir recours, par ses propres démarches, à des praticiens externes à l’institution.

Pour les résidants qui ne peuvent supporter la charge du prix de pension et/ou la charge de la part aux frais de soins, des demandes de prestations doivent être introduites auprès de l'Agence communale AVS pour obtenir les prestations complémentaires de l'AVS/AI,

PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES AVS/AI

  • Pour les personnes qui ne bénéficient pas déjà de prestations complémentaires, une demande doit être faite auprès de l'Agence communale AVS de leur domicile. La demande de prestations doit impérativement être déposée dans les six mois à compter de l’entrée définitive du résidant dans l’institution.
  • Pour les personnes qui bénéficient déjà de l'aide des prestations complémentaires, il est important de communiquer le prix de pension du résidant à l'Agence communale AVS pour l'établissement d'une nouvelle décision. Une attestation du prix de pension est délivrée par l’institution à l’entrée du résidant. Le délai d'annonce à l'agence communale AVS de six mois est également à respecter.
  • En cours de séjour, il est obligatoire de signaler à la même agence AVS tout changement pouvant intervenir sur les retraites professionnelles, l'état de fortune, voire les rentes AVS (du fait du décès du conjoint par exemple).
  • Le résidant qui fait appel aux prestations complémentaires de l'AVS, doit adapter son assurance-maladie aux normes de la convention négociée avec Santésuisse Neuchâtel-Jura, en assurant la franchise minimum (Fr. 300.-- /mois, valeur 01.01.2007).
  • Pour tous les résidants au bénéfice de prestations complémentaires (PC), une participation aux frais de dentiste, de transport en ambulance, de franchise et de quote-part LAMal et moyens auxiliaires pourra être demandée auprès de l’agence communale AVS. Cette agence rembourse ces frais sur présentation des factures et décomptes originaux.
  • Dans le calcul des prestations complémentaires, un montant fixé par le Conseil d’Etat, pour l’année 2011 de chf. 275.-- est laissé à disposition du résidant pour ses dépenses personnelles.
  • Le Service cantonal de l'assurance-maladie octroie un subside pour le paiement des primes d'assurance-maladie aux bénéficiaires des PC. Le montant maximum du subside est défini chaque année et correspond à la prime moyenne cantonale fixée par la Confédération.
  • Les bénéficiaires des prestations complémentaires peuvent demander à être exonérés de la taxe BILLAG (voir annexe 2).
Annexe 2

PRESTATIONS INCLUSES ET NON INCLUSES DANS LE FORFAIT SOCIO-HOTELIER

1. TÉLÉPHONE

Les frais suivants sont facturés :
  • taxe d'abonnement et mise à disposition de l'appareil : minimum Fr. 20.-- par mois,
  • les communications, sans surtaxe.
2. TÉLÉVISION, RADIO
  • La taxe "video 2000" est facturée mensuellement.
  • Taxe Billag : les résidants reçoivent une facture individuelle envoyée à leur nom par BILLAG.
Peuvent être exonérés de la taxe d’abonnement BILLAG:
  • les résidants au bénéfice des prestations complémentaires, sur envoi de la dernière décision de la caisse de compensation
  • les résidants nécessitant un temps de soins de 120 minutes et plus, sur envoi d'une attestation établie par le home confirmant la classification PLAISIR

3. ARTICLES DE TOILETTE

Sont facturés les articles suivants : les savonnettes, brosses à dent, dentifrice, pâte adhésive pour appareil dentaire, déodorant, aftershave, mousse à raser, mouchoirs en papier et cas échéant, eaux de toilette. Tous les produits mis à disposition dans les salles de bain communes et ceux assimilables à des produits thérapeutiques ne sont pas facturés.

4. BOISSONS

Hormis les boissons consommées en cafétéria, toutes les boissons servies (vin, minérales, jus de fruit, thé, café, etc.) sont comprises dans le forfait socio-hôtelier.

5. COLLATIONS

Toutes les collations servies entre les repas sont incluses dans le prix socio-hôtelier.

6. REPAS DES VISITES

Les repas des visites sont encaissés directement ou refacturés au résidant.

7. TRANSPORTS

De manière générale, les frais de transports ne sont pas inclus dans le prix de pension. Certaines assurances maladies entrant en matière pour des remboursements de frais de transport, tous ces frais doivent au préalable être soumis à l'assurance avant une éventuelle intervention des prestations complémentaires. En effet, si l'assurance-maladie ne participe pas, les frais seront remboursés par les PC, de même que si la participation de l'assurance n'est que partielle, les PC rembourseront la différence.

Les transports médicaux ou utilitaires sont facturés à Fr. 1.50/km (y compris le chauffeur) + les frais d’accompagnement. Pour les transports médicaux, les résidants au bénéfice de prestations complémentaires peuvent envoyer la facture, ou la facture partielle, à l’agence communale AVS de leur domicile pour la prise en charge de ces frais après refus complet ou partiel de leur caisse maladie.

Les transports en ambulance ne sont pas financés par l’institution. Les résidants ou leur répondant peuvent présenter ces factures à leur assureur maladie, qui doit en assumer au minimum le 50 %. Les résidants au bénéfice de prestations complémentaires peuvent envoyer le décompte original de la caisse-maladie à l’agence communale AVS de leur domicile pour la prise en charge du solde. L’institution n’assume pas de transport privé, sauf quelques exceptions (hospitalisation ou maladie du répondant actif, etc.), définies par la Direction de cas en cas.

8. COIFFEUSE ET ESTHÉTICIENNE

Les frais de coiffeuse et esthéticienne sont facturées au résidant.

9. PÉDICURE

Les prestations fournies par un/une pédicure sont facturées aux résidants. Pour les résidants au bénéfice des prestations complémentaires et d’une allocation pour impotent de degré moyen ou grave, la facture de la pédicure avec prescription médicale peut être envoyée à l’agence communale AVS pour remboursement.

10. FRAIS D’OPTICIEN

Les résidants au bénéfice de prestations complémentaires peuvent se faire rembourser auprès de l’Agence communale AVS de leur domicile, les frais de lunettes à verres médicaux prescrits par un médecin, suite à une intervention de la cataracte.

Pour tous les résidants, les frais d’opticien sont facturés.

11. FRAIS DENTAIRES

Les frais dentaires sont à la charge du résidant. En cas de traitements conséquents (+ de fr. 500.-), l’infirmier(ère)-chef(fe) fait établir par un médecin dentiste diplômé un devis, qui sera soumis aux intéressés ou à leur répondant.

Les bénéficiaires de prestations complémentaires peuvent, sur présentation d’un devis, solliciter une prise en charge de tous les frais dentaires. Les contrôles réguliers, les détartrages et les situations d’urgence sont remboursés sans accord préalable.

12. ANIMATIONS EXTERNES

Une participation est facturée aux résidants participant aux vacances organisées par l’institution. Le solde du coût est financé par le fonds d’animation.

Pour certains spectacles et sorties : concerts, théâtre, Connaissance du monde et bains thermaux, une participation symbolique par sortie est facturée.

Les repas et boissons pris à l’extérieur sont financés par l’institution.

Sur inscription, l’animation organise aussi des repas payants à l’extérieur.

13. ENTRETIEN DU LINGE ET FRAIS DE COUTURE

Le lavage, le repassage et l’entretien courant du linge sont compris dans le prix de pension socio-hôtelier.

Sont facturés :

  • le lavage si nécessaire à l’entrée en institution ;
  • les retouches importantes, sur la base d’un tarif établi ;
  • les frais de lavage chimique ;
  • le marquage des vêtements personnels lors de l’entrée, qui se monte à Fr. 75.-- ;
  • la transformation de vêtements, à l’exception des modifications facilitant le travail du personnel.

14. ASSURANCE RESPONSABILITÉ CIVILE ET MÉNAGE

Les primes de l’assurance responsabilité civile et de l’assurance ménage sont refacturées au résidant tous les mois.

15. AUTRES FRAIS

Sont refacturés au résidant :
  • les remplacements de piles (appareils acoustiques et autres) et de grilles de rasoirs ;
  • les achats effectués à la demande des résidants ou de leur répondant ;
  • la constitution du dossier des résidants à l’entrée pour un montant de Fr. 50.--.
16. AVANCES D’ARGENT

Selon l’accord passé avec le résidant et/ou son répondant, l’institution avance aux résidants les sommes convenues, qui sont reportées sur la facture mensuelle.

17. PRESTATIONS DE GARDE-MEUBLE

Une prestation de garde-meubles est facturée dès le 31ème jour au répondant qui entrepose, suite à un départ ou un décès, des biens mobiliers dans les locaux de l’Institution.

Annexe 3

PAIEMENT D’UN ACOMPTE

L’institution perçoit un acompte sur le forfait socio-hôtelier de minimum Fr. 3'000.— à l’entrée dans l’institution.

Cette somme sera déduite de la facture à la fin de chaque mois et re-facturée comme acompte le mois suivant.

Si, pour des raisons financières, le paiement de l’acompte en un seul versement devait poser des problèmes, le répondant en informera la direction de l’institution afin de trouver avec elle un arrangement.



Annexe 4

CONTRAT D'HEBERGEMENT

Extraits du Règlement d’utilisation du dossier résidant informatisé signé par l’institution (règlement consultable sur demande)

Lorsqu’il est fait mention du résidant, il doit être tenu compte de la capacité de discernement de ce dernier, le cas échéant les droits du résidant sont reportés à son représentant légal (Tuteur, curateur,…) ou à toute personne à laquelle le résidant a donné procuration.


PERSONNE CONCERNÉE PAR LE TRAITEMENT DE DONNÉES

La personne concernée est la personne physique ou morale au sujet de laquelle des données sont traitées (art. 3 LPD par analogie). Le résidant correspond donc à cette définition.


TRAITEMENT DE DONNÉES

Le traitement de données représente toute opération relative à des données, soit la récolte, l’enregistrement, la modification, la transformation, le stockage, l’utilisation, la transmission, la suppression et la destruction desdites données (art. 2 al. 2 LCPP), qu’elles soient tenues manuellement, mécaniquement ou informatiquement (art. 2 RELCPP).


UTILISATEUR DE DONNÉES

L'utilisateur de données est celui qui consulte des données exploitées par un tiers ou celui auquel des données sont régulièrement communiquées par un exploitant (art. 4 RELCPP). Toutes les fonctions décrites au point 8.2 du règlement d’utilisation correspondent à cette définition.


DROITS DU RÉSIDANT

Le résidant décide seul du traitement des données le concernant à moins qu'une loi oblige à la collecte et à la transmission de données. Le résidant doit être a priori informé de tout traitement de données le concernant. Il donne son accord à ce propos. De manière concrète, le résidant est informé au travers du contrat d’hébergement et sa signature dudit contrat correspond à une information générale sur le traitement des données le concernant.

Un soignant ne peut avoir accès aux données relatives à un épisode précédent de soins qu’avec le consentement du résidant. Généralement, ce consentement est reconnu tacitement par la signature du contrat d’hébergement. Toutefois, au cas par cas, le résidant peut exiger que certaines pièces de son dossier fassent l’objet d’un accès plus limité.

Il appartient au résidant de décider à tout moment de l’accès à ses données.


DEVOIRS DES INSTITUTIONS

Des mesures de sécurité nécessaires à la protection des données doivent être prises par les institutions, notamment :
  • identifier les personnes ou des services auxquels les données sont fournies, même en cas de connexion automatique (traçabilité) ;
  • éviter toute erreur dans la transmission des informations ;
  • empêcher l’accès aux locaux et aux dossiers par des personnes non autorisées ;
  • empêcher la consultation illicite des données ;
  • interdire la manipulation des installations sans droit ;
  • définir les mesures à prendre en cas d’abus avéré.


ACCÈS DU RÉSIDANT

A condition de prouver son identité, chacun a le droit de connaître les données que les autorités traitent et qui le concernent. Aussi, le résidant doit pouvoir, à tout moment, bénéficier d’un accès à ses propres données et se les faire expliquer si besoin est. De même, il doit pouvoir demander la correction des données erronées ou la suppression de certaines, lorsque cela est justifié.

Il est alors indispensable de définir un processus permettant de donner rapidement suite à des demandes de consultations de dossiers médicaux et respectueux de la protection des données.


ACCÈS DES PROCHES DU RÉSIDANT

De manière générale, seul le résidant capable de discernement peut autoriser une communication de ses données à des tiers, qu’ils fassent partie de sa famille, de son entourage ou non. En effet, c'est uniquement en l'absence de discernement du résidant que le médecin donnera accès aux informations issues de son dossier médical au représentant légal, à la personne préalablement désignée par le résidant (représentant thérapeutique) ou à ses proches s’il est nécessaire de demander l’accord d’agir médicalement.

Le représentant légal d'un résidant sous tutelle ou sous curatelle n'a pas accès au dossier du résidant capable de discernement, sauf si ce dernier autorise expressément cette consultation. Dans tous les cas, lorsque le représentant légal doit donner son accord au traitement d'un résidant incapable de discernement, il a le droit d’obtenir les renseignements nécessaires à sa prise de décision.

Après le décès du résidant, son dossier médical n'est en principe pas accessible à des tiers. La consultation des données d’une personne décédée est accordée, sur demande du médecin ayant pris en charge le résidant ou du directeur médical, par l’autorité compétente pour délier le personnel soignant du secret professionnel auquel il est soumis lorsque le requérant justifie un intérêt à la consultation et qu’aucun intérêt prépondérant de proches de la personne décédée ou de tiers ne s’y oppose.

Abréviations :
LPD : Loi fédérale sur la protection des données
CC : Code Civil suisse
LCPP : Loi cantonale sur la protection personnelle
RELCPP Règlement d’application lié à la Loi cantonale sur la protection personnelle


Annexe 5

CONTRAT D'HEBERGEMENT

Remise de la brochure « L’essentiel sur les droits des patients » éditée par Sanimedi

Annexe 6

CONTRAT D'HEBERGEMENT version A pour les institutions qui facturent les médicaments

En ce qui concerne la facturation des médicaments, notre institution procède de la manière suivante :

Dès le 01.01.2011, les médicaments seront facturés selon la consommation et les directives des caisses-maladie et en principe selon la notion du tiers-payant. Ceci veut dire que l’institution envoie la facture des médicaments à l’assureur-maladie qui établit et envoie un décompte de participation aux frais de médicaments au résidant ou à son répondant administratif.

La variante de tiers-garant où le résidant, respectivement son répondant administratif, reçoit la facture et s’occupe de demander son remboursement auprès de son assureur-maladie demeure réservée.

Dans la mesure du possible et selon les directives et les accords envers les assureurs-maladie, le choix du médicament prescrit sera effectué et, pour autant qu’il en existe un, sur un générique du médicament original.

Dans le cas ou un médicament hors liste devait être administré, ou par convenance personnelle un médicament hors liste devait être distribué, la facturation sera envoyée directement au résidant ou à son représentant administratif pour règlement. Tout remboursement devra être demandé directement par le résidant ou son représentant administratif auprès de son éventuelle assurance complémentaire.

 

CONTRAT D'HEBERGEMENT version B pour les institutions qui ne facturent pas les médicaments

En ce qui concerne la facturation des médicaments, notre institution procède de la manière suivante :

L’institution a conclu une convention d’assistance pharmaceutique avec une pharmacie agréée. Le pharmacien est responsable de la pharmacie de l’institution. Il est mandaté pour organiser la préparation, le contrôle et la facturation des médicaments prescrits au résidant, avec pour mission de garantir un minimum de tâches administratives.

Il se charge de requérir les ordonnances auprès des médecins.
Il prépare et livre les médicaments à l’institution et s’assure des conditions adéquates de remise au résidant.
Il facture les médicaments à l’assureur maladie du résidant et reçoit le remboursement directement de celui-ci (système du tiers payant).
Il facture au résidant ou à son répondant administratif les produits dits « hors liste »


Annexe 7

LISTE DES MOYENS ET APPAREILS (LIMA)

La prise en charge obligatoire des moyens et appareils par l’assurance-maladie sociale se fonde sur la loi du 18 mars 1994 sur l’assurance-maladie (LAMal). Des précisions en la matière se trouvent dans l’ordonnance du Conseil fédéral du 27 juin 1995 sur l’assurance-maladie (OAMal), complétée par les dispositions de l’ordonnance du Département fédéral de l’intérieur du 29 septembre 1995 sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS).

Les institutions ont passé un accord avec les assureurs pour gérer de manière forfaitaire un certain nombre de produits issus de la liste LIMA. Le forfait pour les moyens et appareils, pour tous les niveaux de soins requis réunit les produits des groupes suivants de la LIMA :

  • 3 Moyens d’application
  • 15 Aides pour l’incontinence
  • 16 Articles pour cryothérapie et/ou thermothérapie
  • 17 Articles pour traitement compressif
  • 21 Appareils de mesure des états et des fonctions de l’organisme
  • 34 Matériel de pansement
  • 99 Divers
Les groupes de produits suivants de la LiMa sont exclus du forfait et peuvent être facturés séparément, sur ordonnance médicale :
  • 5 Bandages
  • 6 Appareils à rayonnements lumineux
  • 9 Appareils d’électrostimulation
  • 23 Orthèses
  • 24 Prothèses
  • 29 Matériel de stomathérapie
  • 30 Appareils de mobilisation thérapeutique
  • 31 Accessoires pour trachéostomes
L’utilisation d’appareils, de matériel de consommation et de moyens auxiliaires appartenant à l’infrastructure du home est comprise dans les coûts du home. Ce sont, p.ex. : appareils d’aspiration, appareils d’inhalation et de respiration, nébuliseurs, système de traitement des plaies par pression négative, fauteuils roulants, déambulateurs avec ou sans roulettes.

Les alinéas 1 à 3 ne s’appliquent pas à l’alimentation artificielle, à l’hémodialyse, à la dialyse péritonéale, à la ventilation mécanique (réglé par contrats SVK) ni aux aides auditives et visuelles.

MODIFICATIONS PUBLIEES

La liste des moyens et appareils n’est pas publiée dans le Recueil officiel du droit fédéral (RO) ni dans le Recueil systématique (RS), selon l’art. 20a,OPAS.

Une modification de la liste entre en vigueur le 01.01.2011 (RO 2010 5837), elle est consultable sur le site de l’Office fédéral de la santé.

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