Portraits de centenaires

J’ai un ami photographe qui connaît mieux les gens dont il a fait le portrait que la plupart des journalistes qui les ont interrogés. Son secret: regarder et ne pas poser de questions. Alors les gens parlent. Et, même s’ils se taisent, leur visage parle pour eux. [Francis Dannemark, écrivain]

Célébrer un anniversaire, c'est souvent se rappeler la route parcourue pour mieux tracer le chemin à suivre. Plutôt que de revenir sur son passé, l'ANEMPA a préféré aller à la rencontre des bénéficiaires de son action longue d'un demi-siècle et raconter leurs histoires.

Réalisée à l'occasion des 50 ans de l'association, la série "Portraits de centenaires | Hier, aujourd’hui, il y a un demi-siècle" constitue une démarche mémorielle unique pour souligner la richesse de nos aîné·e·s et mettre en lumière leurs "faits d’armes", petits ou grands, hier et aujourd’hui.

Chaque mois, un nouveau portrait en mots et en images à découvrir!


Textes: SG ANEMPA | Photos: Patrick Petermann

La belle voiture rouge

"J’ai toujours voulu être institutrice". Née le 11 août 1921, Susanne Gerber (-Tschanz) prononce cette évidence, le regard pétillant. De son riche parcours nourri par des convictions pacifistes qui l’on amenée à s’engager dans le Service civil international au sortir de la seconde guerre mondiale et par une activité d’enseignante marquée par l’évolution de la pédagogie, la centenaire ne dit pas grand-chose. Elle préfère revenir sur ses souvenirs d’enfance à Saint-Imier, berceau horloger. Un temps où les classes n’étaient pas mixtes, où les gauchers - comme elle - étaient forcés d’écrire de la main droite et qui voyait les filles uniquement en robe ou en jupe, même pour skier. Un fait marquant pour elle dans les années 1970 qui ont vu la naissance de l’ANEMPA ? L’apprentissage de la conduite ! Passer son permis à 50 ans lui a procuré une indépendance inédite: "Je pouvais aller voir ma sœur au Locle, je conduisais une belle voiture rouge"

Découvrir le portrait complet de Madame Susanne Gerber (-Tschanz)